« Le renouvellement de Nicolas Namias, c’est la force de l’évidence ». C’est en ces termes obséquieux que M. Fougère, président du conseil de surveillance de BPCE, expliquait dans le journal les échos la reconduction anticipée et unanime du mandat de président du directoire de M. Namias. Nouvelle illustration d’un organe vide de sens ou chaque membre au profil docile répond au doigt et à l’œil.
DES PERFORMANCES HISTORIQUES, MAIS À QUEL PRIX ?
Malgré des dizaines de milliards de profits accumulés année après année, SUD Solidaires BPCE dénonce toujours une politique sociale exsangue avec des « augmentations » de salaires lors des NAO nationales et locales qui sont systématiquement inférieures à l’inflation. A contrario, M. Namias s’est lui offert une augmentation de revenus de 8% et perçoit quasiment 3 M€ par an. Est-ce cela la force de l’évidence ?
Le groupe BPCE par la voix de ses dirigeants annonce à la fin du premier trimestre 2026 un bénéfice record d’un milliard d’€, en hausse de 21%. Pour autant, cela ne donnera lieu à aucune prime de maintien de pouvoir d’achat pour les salarié.es alors que les prix notamment de l’énergie et du carburant flambent. Est-ce cela la force de l’évidence ?
Alors même que le dérèglement climatique nous atteint jusque dans notre chair, que la France a subi sa deuxième canicule avant même le début de l’été, M. Namias via BPCE continue de financer les plus grands pollueurs de la planète. Est-ce cela la force de l’évidence ?
Les délocalisations d’activités de BPCE-IT et de BPCE-SI vont bon train au Portugal sans consultation des CSE. Tout comme il a pu le démontrer avec la réduction du maillage agence, préserver l’emploi en France n’est pas une priorité pour M. Namias. Ce dernier se montre d’une banalité affligeante à rechercher de la main d’œuvre pas chère. Est-ce cela la force de l’évidence ?
Le développement de l’IA dans les CE et les BP produit ses premiers effets : des emplois disparaissent, des services entiers sont menacés, les conditions de travail se détériorent encore et encore. Les conséquences sociales, écologiques et climatiques de l’IA sont pourtant déjà connues. Est-ce cela la force de l’évidence ?
Pour pouvoir réaliser 5 Milliards de profits à horizon 2030, M. Namias ne se fixe aucune limite éthique, qu’elles qu’en soient les conséquences. Devrons-nous encore tolérer de financer le secteur de l’armement ou des énergies fossiles ? Est-ce cela la force de l’évidence ?
Alors que le RN est annoncé aux portes du pouvoir, M. Namias ne dénonce pas les dangers que représente ce parti à travers ses positions ultra libérales, patriarcales et climato-négationnistes comme d’autres dirigeants d’assurances mutualistes et coopératives ont pu le faire. De surcroit, M. Namias participe en quelque sorte à la normalisation de l’extrême droite en donnant une interview au JDD, journal d’extrême droite détenu par Vincent Bolloré. Est cela la force de l’évidence ?
Les grands gagnants et les grands perdants de ce mode de gouvernance sont toujours les mêmes ! L’absence de démocratie et la captation par une minorité d’une part toujours plus grande de la richesse produite favorisent les dérives et nuisent à la réputation des entreprises du groupe BPCE.
SUD Solidaires BPCE revendique la socialisation de notre système bancaire par un contrôle citoyen associant les salariés, clients, élus locaux, associations et représentants des instances bancaires nationales et régionales.
Dans ces conditions, les employés de banque, enfin débarrassés d’une pression incessante pour vendre toujours plus, pourraient enfin exercer leur métier : conseiller et servir leurs clients.
DE LA FORCE DE L’ÉVIDENCE À CELLE DE L’IMPOSTURE, IL N’Y A PARFOIS QU’UN PAS !
REJOIGNEZ-NOUS, SYNDIQUEZ VOUS !